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Diagnostic et proposition de solution pour la culture de pitahayas et du café

lundi 17 novembre 2014


Un parc national équatorien avait mis en place des cultures vivrières mais sans beaucoup de résultats. Florine DAVY, Stagière de Master 2 Espace Rural et Environnement et boursière Rotary 2013-2014 a fait le diagnostic, proposé des solutions et mis en place des essais pilotes.
Diagnostic en 3 plans : La pauvreté des sols, de développement de fourmis sans prédateurs et l’envahissement par des plantes adventices. Une contrainte : ne pas faire entrer de produits chimiques dans le parc pour respecter le côté écologique. Pauvreté des sols : peu de minéraux présents, ph acide autour de 5,5 et manque de micro-organismes. Florine a testé 3 méthodes.
1 : l’utilisation des biols (engrais liquide fabriqués à partir de végétaux en milieu anaérobie). Ces biols apportent des matières organiques, ont un rôle de fixation des éléments et développent les micro-organismes. Ils stimulent la croissance et limite les ravageurs. Ils s’appliquent en pulvérisation. Ceux-à étaient fait à base de citronnelle, de bananier, de légumineuses.
2 : L’application de cendres. Utilisé historiquement pour le chaulage des sols, elles remontent le pH. Elles sont récupérées de la canne à sucre et mises au pied des plantes. Elles fertilisent, alcanisent et apportent des matières organiques.
3 : Utilisation d’engrais verts. L’idée est de planter des guabas en intercalaire avec les pitahayas. C’est une légumineuse qui fixe l’azote. On coupe et réalise un enfouissement partiel pour apporter de l’humus. le guabas protège de la lessivassions des sols par les pluies tropicales. De plus, les feuilles de guabas attirent les fourmis et évitent l’attaque du café et du pitahaya.

Florine a ensuite mis en pratique en testant plusieurs associations de méthodes sur des parcelles, certaines témoins, d’autres avec 1, 2 ou les 3 méthodes associées. Le test a été réalisé sur des plantes à cycle court, le piment, la ciboulette et la stevia. Le critère de mesure fût la biomasse totale produite. Les résultats sont vite apparus spectaculaires avec l’association des 3 méthodes. Le pH est remonté à 6,5 ou 7.
L’augmentation de la biomasse est statistiquement significative.

Plus largement, l’agro-écologie se développe, trouve sa place sans forcément pénaliser les rendements. Dans le monde, 1ha de terres fertile disparait chaque minute. La déforestation, la plantation d’espèces consommées dans les pays développés (soja) appauvrissent très vite les sols par l’érosion, l’utilisation de produits chimiques.
Emilie, étudiante à agro-sup, va poursuivre le travail lors de son stage qui débute en mars. Elle étudiera notamment les cendres de charbon, moins lessivables.

NB : Le pitahaya, variété de cactus, produit un fruit juteux et sucré aux propriétés laxatives.

Patick GOUDOT
Rotary Dijon Ducs de Bourgogne


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